L’art est une affaire de famille chez les Thyssen-Bornemisza. Heinrich, le père de Francesca, qui
possédait la citoyenneté suisse, a hérité de son propre père la collection Thyssen, composée
entre autres de maîtres germaniques des XIV, XV et XVIe siècle, ainsi que d’œuvres des écoles
flamande, hollandaise, italienne et espagnole. Heinrich l’a enrichie de tableaux plus modernes
dont des toiles impressionnistes russes qu’il a réussi dans les années 80 à faire sortir de ce
qu’on appelait encore l’URSS. «En 1985, au début de la Perestroïka, nous avons accompagné
pendant trois semaines le dalaï-lama en Union soviétique, pour retrouver une collection
tibétaine qui n’était pas documentée», rappelle-t-elle. Le baron Heinrich Thyssen-Bornemisza
abritait ses collections privées (dont des Degas, Picasso, Léger) dans la Villa Favorita, à Lugano,
qu’il avait acquise. En 1993, il a cédé une grande partie de ses collections à l’Etat espagnol. A
Madrid, le musée Thyssen-Bornemisza est aujourd’hui le plus visité après celui du Prado.
Francesca Thyssen-Bornemisza, qui vit entre Vienne et Londres, songe à revenir vivre en
Suisse. Elle possède un chalet non loin de Rougemont (VD). Elle confie: «Je n’aime ni l’extrême
droite autrichienne ni le Brexit.»
https://www.letemps.ch/culture/francesca-thyssenbornemisza-oeuvre-humanitaire
Francesca Thyssen-Bornemisza épousa en 1993 l’archiduc Charles de Habsbourg-Lorraine (le
couple vit séparé depuis 2003) dont elle eut trois enfants, TBA21-Academy