Marcel Proust sah im Frühjahr 1880 beide Stilleben in der Sammlung
Ephrussis. Dies muss sein Interesse an Spargel erweckt haben, denn im
Mittelteil seines Romans «A la recherche du temps perdu» (“Du côté de
chez Swann”, 1913), beschreibt er den Duft dieses Gemüses mit
folgenden, eher derben Worten:
"[...]mon ravissement était devant les asperges, trempées d’outremer et de rose
et dont l’épi, finement pignoché de mauve et d’azur, se dégrade insensiblement
jusqu’au pied,-encore souillé pourtant du sol de leur plant,-par des irisations qui
ne sont pas de la terre. Il me semblait que ces nuances célestes trahissaient les
délicieuses créatures qui s’étaient amusées à se métamorphoser en légumes et
qui, à travers le déguisement de leur chair comestible et ferme, laissaient
apercevoir en ces couleurs naissantes d’aurore, en ces ébauches d’arc-en-ciel, en
cette extinction de soirs bleus, cette essence précieuse que je reconnaissais
encore quand, toute la nuit qui suivait un dîner où j’en avais mangé, elles jouaient,
dans leurs farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à
changer mon pot de chambre en un vase de parfum."...
So führte Proust den Spargelduft in die Weltliteratur ein.
Ach ja, die beiden Stilleben leben noch immer getrennt: die einzelne
Spargelstange hängt im Orsay Museum in Paris, und das Spargelbündel
im Wallraf-Richartz Museum in Köln.
Zeichen der ungleichen Freundschaft von Frankreich und Deutschland ? Wallraf-Richartz Museum Köln
Musée d’Orsay Paris