Déjà édité en 1989, Le pays fertile de Pierre Boulez, cette réédition s’est
enrichie de nombreuses photos et gravures de Paul Klee, qui montrent de
façon très immédiate la relation profonde qui peut s’établir entre la peinture
et la musique. Sorte de « déclaration d’amour » de son auteur vers le peintre,
ce livre met en évidence tout la grandeur de l’inspiration de Klee dont les
multiples intuitions se révèlent encore aujourd’hui très fructueuses soit pour
les musiciens soit pour les artistes. Le vocabulaire musical, sollicité dans de
nombreux titres de ses tableaux ne représente pas la traduction d’un art dans
l’autre mais permet d’élucider de façon claire certains traits communs. Dans
toutes les œuvres qui s’inspirent de l’écriture musicale, le peintre s’empare
des signes musicaux pour en donner une transcription visuelle, esthétique,
qui transcende leur signification traditionnelle. Avec la grande simplicité de
son imagination, il nous apprend à réduire n’importe quel langage à des
principes extrêmement simples et à déduire les conséquences multiples qui
dérivent d’un unique sujet édité
Boulez’ erste Begegnung mit der Kunst dieses Malers, der ihn Zeit seines
Lebens nicht mehr loslassen sollte, war demnach allein ästhetischer Natur.
Erst später sollte er Klees Denken über die Schriften vor allem aus dessen Zeit
am Bauhaus in Weimar und Dessau kennenlernen.
http://www.resmusica.com/2008/06/01/limagination-fertile-de-paul-klee/
Klee-Boulez