Jeu érotique : l’exposition du Musée du Luxembourg va donc plus loin
que ne le laisse supposer son titre. Elle commence bien sûr par
l’éclosion dun art allusif et littéraire plein de finesse, comme cette
scène de jeu, Le Colin-Maillard (vers 1754-1756), peinte par
Fragonard alors qu’il a à peine plus de 20 ans. Sous des frondaisons,
une jeune femme, les yeux recouverts par un bandeau, taquinée par
deux enfants et un homme qui lui chatouille l’oreille avec une
brindille, semble s’engager sur les marches d’un escalier qui descend
au premier plan. Mais elle voit parfaitement où elle va puisqu’elle a
retroussé le bandeau tout en simulant être aveugle. Le jeu ne va pas
sans feinte.
http://www.letemps.ch/culture/2015/09/25/desordres-amoureux-
jean-honore-fragonard
Fragonard- Le Colin-Maillard