sculptrice et plasticienne française, naturalisée américaine, au cours de son adolescence, sa jeune nounou anglaise est la
maîtresse de son père et sa mère ferme les yeux sur cette relation; après avoir eu son bac en 1932, Louise Bourgeois démarre
des études dans le domaine des mathématiques, plus précisément dans la géométrie. Mais elle se redirige très vite en art,
essayant ainsi d’échapper au coté trop théorique des mathématiques. Pour elle « Pour exprimer des tensions familiales
insupportables, il fallait que mon anxiété s’exerce sur des formes que je pouvais changer, détruire et reconstruire».
Aborde la sexualité, la sensualité, le corps, l’anatomie, le monde organique, l’insomnie, la maison, la musique, le temps. Bon
nombre de ses oeuvres ont à voir avec ses traumas d’enfants qu’elle transcende, stigmatise, théâtralise, sur lesquels elle
revient sans cesse faute de pouvoir les dépasser, les pardonner bien qu’affirmant véhiculer aussi une part de sérénité... Louise
évoque le travail d’extraction du sexe des cupidons pour satisfaire les acquéreurs : de riches américains puritains, la
reconstitution du dessin des pieds dont elle a la charge (complétant les parties manquantes des tapisseries), le père
collectionneur de statues et surtout de conquêtes ... d’où le drame et l’acharnement de Louise « à tuer le père ». « il faut
abandonner le passé tous les jours ou bien l’accepter. Et si on n’y arrive pas, on devient sculpteur »« J’ai misé sur l’art plutôt
que sur la vie » ; Arte video
https://www.derstandard.at/story/3000000187986/im-kaefig-mit-der-grande-dame-louise-bourgeois
Louise Bourgeois
1911-2010 (99)