Arcimboldo - Der Sommer
1563 KHM Wien
il constitue, comme les autres tableaux de la série, une allégorie des âges de la vie, de
l'adolescent jusqu'au vieillard
Est-ce une nature morte? Est-ce un portrait? Les deux à la fois. Et c’est ce qui constitue tout
l’intérêt de L’été, peint à l’huile sur panneau de bois par Giuseppe Arcimboldo. Ce tableau de
67 centimètres sur 51 fait partie d’une série représentant les saisons: le printemps avec des
fleurs, l’été et l’automne avec des fruits et des légumes, l’hiver avec un tronc d’arbre. Exécuté
en 1563, l’ensemble a été offert à l’empereur Maximilien II le 1er janvier 1569.
Au Kunsthistorisches Museum de Vienne, où L’été est conservé, il ne reste plus que L’hiver
pour lui tenir compagnie. Pour admirer la série complète des Saisons, il faut se rendre au
Louvre. Le musée possède une version identique exécutée par l’artiste dix ans après
l’originale, cadeau de l’empereur à l’Electeur Auguste de Saxe. Seul son encadrement floral,
ajouté plus tard, la différencie.
On ignore pourquoi cet artiste méconnu est appelé en 1562 comme portraitiste officiel à la
cour des Habsbourg, entre Vienne et Prague. Il y restera vingt-cinq ans, successivement au
service des empereurs Ferdinand Ier, Maximilien II et Rodolphe II.